Flaubert, un monde de livres

Découvert dans un magasin de soldes en banlieue, dans un invraisemblable foutoir de fringues, de chaussures et d’objets hétéroclites ce beau livre d’Eric Le Calvez Flaubert un monde de livres (éd. Textuel). Publié en 2006 à l’occasion (un peu tirée par les cheveux) du 150e anniversaire de Madame Bovary, ce livre propose une série de documents inédits remarquablement commentés et accompagnés d’une riche iconographie.

Présentation de l’éditeur : Gustave Flaubert mettait un point d’honneur à disparaître de ses romans, pour atteindre le beau. Dans ce livre qui lui est consacré, il se dérobe à son tour, derrière ses propres manuscrits, puisque c’est son travail qu’Éric Le Calvez a voulu pénétrer. Il décrit, bien sûr, son enfance dans la région de Rouen, ses amitiés littéraires et ses maîtresses, mais s’intéresse surtout aux méthodes de l’écrivain. Madame BovaryL’Éducation sentimentale ou Salammbô sont nés d’une boulimie de lectures, de voyages, de manuscrits réécrits des centaines de fois. À grands coups de hachures, Flaubert chassait les mauvaises assonances et les répétitions. Il se torturait des après-midi entiers pour une phrase. L’iconographie abondante, en reproduisant des brouillons raturés, des échanges épistolaires, notamment avec Louis Bouilhet, ami et « accoucheur », dévoile les obsessions d’un écrivain qui, à défaut d’être prolifique, ne publia que des chefs-d’oeuvre.